Alors que les discussions entre la grande distribution et les industriels de l'agroalimentaire arrivent à leur terme, les Français se préparent à voir l'impact sur leur budget. Entre promesses de baisses sur certaines denrées et inquiétudes autour des hausses, Midi Libre dresse un tableau des produits affectés.
Vers une maîtrise de l'inflation alimentaire
Une lueur d'espoir pour les consommateurs : selon Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, les hausses de prix en grande surface seront "contenues". Il a également fait état de baisses confirmées sur certains produits.
"Il y aura, et c’est une bonne nouvelle, des baisses de prix", a-t-il déclaré. Il a mentionné que des articles tels que "certains cafés", ainsi que les "produits de droguerie, lessives, hygiène", les "féculents, pâtes, farine, chips et sucre", pourraient voir leurs prix diminuer. Cependant, il a aussi prudemment évoqué "quelques hausses", garantissant un "équilibre".
Des tensions sur les prix des protéines
Dans une interview avec Franceinfo, Dominique Schelcher a souligné que les négociations étaient marquées par une "demande généralisée de hausses" émanant des industriels. Selon lui, leur rôle est de "contenir cela" et de s'assurer qu'il reste une "inflation contenue".
Les augmentations de prix toucheront principalement les protéines animales, en particulier le bœuf, la volaille et les œufs. Ces hausses sont jugées "justifiées" par Schelcher, en raison d'une "pénurie de viande de bœuf de qualité" et d'une demande croissante pour la volaille. La situation des œufs est également préoccupante, la consommation ayant "augmenté de 15 % depuis trois ans", ce qui a mené à une "pénurie" selon le PDG. En opposition, la CNPO, qui représente l'interprofession des œufs, évoque surtout des "tensions d'approvisionnement" sans passer au crible la notion de pénurie.
Un "chantage" dans le point de mire
Dominique Schelcher a également critiqué les demandes de hausses de prix à deux chiffres formulées par certaines grandes marques de chocolat, qui évoquent des coûts d'achats passés pour le cacao, alors que ce dernier a fortement baissé.
Les négociations commerciales, souvent la cible de critiques, sont accusées de nuire aux revenus des agriculteurs, malgré l’encadrement existant par les lois Egalim. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a dernièrement dénoncé ce qu'elle appelle un "chantage mortifère" que subissent les agro-industriels, une déclaration qui a suscité des réactions agacées au sein du secteur.







