Ce dimanche 22 mars, la Macédoine du Nord a révélé sa décision de réduire la TVA sur les carburants de 18% à 10%. Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre Hristijan Mickoski a expliqué que cette initiative vise à endiguer la flambée des prix à la pompe, constatée en raison des tensions géopolitiques. "Cette mesure devrait permettre de maintenir le prix de l'essence stable, tandis que celui du gasoil pourrait légèrement augmenter de 0,04 à 0,05 euro par litre", a-t-il précisé.
Dans cette région des Balkans, les prix de l'essence et du gasoil frôlaient respectivement 1,40 et 1,49 euro par litre avant cette annonce. Les efforts pour contenir l'inflation sur les prix du carburant se multiplient à travers l'Europe, dans un contexte où l'Italie, la Serbie et le Portugal adoptent des mesures similaires pour soulager les consommateurs.
Plusieurs pays baissent les taxes
La Macédoine du Nord s'inscrit ainsi dans une dynamique plus large. L'Italie, par exemple, a récemment mis en place un décret permettant une réduction de 25 centimes par litre pour une période de vingt jours. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini s'est félicité de cette décision, affirmant que cela aiderait les Italiens à payer moins cher qu'en Allemagne, France et Espagne.
Le gouvernement serbe a également proclamé une réduction de 20% des accises sur les carburants, en réponse à la situation actuelle, tandis qu'au Portugal, des mesures ont été étendues pour faire baisser les coûts pour les consommateurs.
De tels ajustements fiscaux viennent en réponse à une situation délicate, exacerbée au Japon où le gouvernement a récemment lancé un programme d'urgence pour ramener le prix de l'essence à environ 170 yens par litre. Pendant ce temps, en France, aucune décision formelle n'a encore été annoncée concernant des mesures similaires, bien que des discussions sur un éventuel "plafonnement des marges" soient en cours.
La guerre au Moyen-Orient continue d'impacter les marchés internationaux, maintenant un baril de pétrole juste en dessous de 120 dollars. Alors que l'Europe regarde vers la Macédoine du Nord pour de possibles solutions, la nécessité d'une action cohérente devient de plus en plus pressante.







