Une tragédie s'est déroulée à Gagny, en Seine-Saint-Denis, où une octogénaire a été retrouvée morte dans son lit, victime d'un tir au cou. L'enquête indique que son époux, âgé de 89 ans, serait le principal suspect dans ce crime, après avoir également tenté de mettre fin à ses jours. Ce dernier a été hospitalisé et pourrait être interrogé sous peu.
À peine quelques jours avant cet incident tragique, un autre cas similaire s’est produit dans le même département. Une femme de 76 ans a été retrouvée morte à Bondy, son compagnon de 44 ans ayant avoué l'avoir tuée, selon le parquet local. Ces événements tragiques mettent en lumière le problème récurrent des féminicides en France. En effet, les chiffres de la Mission interministérielle pour la protection des femmes révèlent que 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, un chiffre en hausse par rapport aux 96 victimes en 2023.
Les associations de défense des droits des femmes pointent une indifférence persistante face à cette violence. "Ces féminicides illustrent l'urgence d'une prise de conscience collective", déclare Marie Dupont, porte-parole d'une ONG locale. De plus, il est tragique que des personnes âgées soient également touchées par ce fléau, souvent exacerbés par l'isolement et la dépendance à leurs partenaires.
Le ministre de l'Intérieur a récemment reconnu les failles dans le système et a promis des mesures pour lutter contre ce phénomène grandissant. Des appels sont désormais lancés pour améliorer l'éducation et la prévention autour des violences faites aux femmes, afin de briser le cycle de la violence, quel que soit l'âge des victimes.







