Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte à Marseille suite à la mort tragique de Mehdi, 26 ans, abattu par la police municipale lors d’un contrôle routier le 23 avril. Les circonstances entourant cet incident suscitent d'importantes interrogations.
Selon les déclarations des forces de l'ordre, Mehdi serait sorti de son véhicule muni d'un couteau, menaçant trois agents. En réponse, un des policiers aurait tiré à trois reprises, entraînant la mort de l’individu. Kanya Kadjar, avocate de la famille, a exprimé leur frustration : "Ils ont juste dit qu'il était mort, pas comment ni pourquoi." Un juge d’instruction a été désigné et le rapport d’autopsie sera bientôt disponible.
Absence de vidéosurveillance
Fait inquiétant, la zone des tirs n'était couverte ni par des caméras de surveillance, ni par les corps-vidéos des agents, dont le déclenchement automatique n’a pas fonctionné. Ceci complique l’analyse de cet événement tragique, alors que le syndicat FO de la police municipale a évoqué un "acte de légitime défense".
Mehdi était connu des services de police et avait un mandat d’arrêt à son encontre pour trafic de stupéfiants. De nombreuses bonbonnes de protoxyde d'azote, substance souvent associée à des comportements à risque, ont été découvertes dans son véhicule, exacerbant les tensions autour de ce dossier.
La famille se prépare à organiser une marche en mémoire de Mehdi, témoignant ainsi de leur quête de justice dans cette affaire qui continue de remuer la société marseillaise.







