Ce dimanche matin, le collectif Salon Féministe s'est rassemblé devant un hôtel appartenant à Patrick Bruel, accusé de violences sexuelles. L'événement a eu lieu à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse, où plusieurs dizaines de personnes se sont réunies avec des banderoles colorées et des fumigènes violets, signalant leur détermination. Les manifestants ont crié des slogans percutants tels que « Violeur, on te voit » et affiché des messages tels que « Alors regarde, les sales connes arrivent », en référence aux propos controversés de Brigitte Macron.Dans un communiqué, le collectif a expliqué que leur rassemblement visait à inciter la justice à « prendre en compte les femmes qui accusent Patrick Bruel » et à traiter ce dossier de manière sérieuse. Les accusations contre le chanteur se sont intensifiées, avec la publication d'un article par Mediapart le 7 mai, citant quinze nouvelles femmes ayant fait état de témoins accablants contre lui.
Des nouveaux témoignages contre l’artiste
Patrick Bruel, qui fêtera bientôt ses 67 ans, fait l’objet d’investigations en France relatives à deux plaintes pour des accusations sérieuses. La première est en cours à Saint-Malo pour viol, associée à un festival de cinéma en octobre 2012. La deuxième plainte, pour tentative de viol et agression sexuelle, a été déposée à Paris et remonte à 1997, faisant l'objet de révélations inquiétantes. Une enquête a également été lancée en Belgique suite à une plainte pour agression sexuelle présumée à Bruxelles.
Le collectif Salon Féministe n'en est pas à son premier acte. Mi-avril, il avait lancé une pétition demandant l'annulation de la tournée de Patrick Bruel, qui a été signée par plus de 12 000 personnes, y compris une cinquantaine d'artistes et d'organisations féministes, poussant à interroger le rôle de l'artiste dans le paysage de la culture française.
Les voix qui s'élèvent aujourd'hui ne font que rappeler l'importance du respect des victimes et la nécessité d'une justice équitable. Comme l'exprime une manifestante : « Nous ne resterons pas silencieuses face à l'injustice. Il est crucial que la justice prenne ces accusations au sérieux. »







