Suite aux tirs survenus récemment dans les quartiers des Moulins et de Saint-Roch à Nice, le préfet des Alpes-Maritimes a demandé à ce que les effectifs de police soient renforcés. Les autorités qualifient ces événements d’une gravité extrême, avec un contexte marqué par le trafic de stupéfiants.
Le préfet a publié un communiqué ce dimanche, exprimant une forte détermination à répondre à cette situation complexe. Il a affirmé que la sécurité des citoyens était primordiale et que l’État agirait avec une grande fermeté.
Des effectifs policiers supplémentaires devraient être déployés dans les zones touchées dans le but de « rétablir pleinement la sécurité ». Parallèlement, des opérations de sécurité seront intensifiées dans les jours à venir. « L’État ne laissera aucune violence ou trafic s’installer dans nos quartiers », a-t-il déclaré, promettant que tous les moyens seront utilisés pour identifier les auteurs des tirs.
Les incidents se sont intensifiés le week-end dernier, notamment un samedi soir où des coups de feu ont été tirés boulevard Louis-Braille, dans le quartier Saint-Roch. Un adolescent de 15 ans a été blessé, tout comme un autre jeune de 17 ans qui s’est accidentellement blessé en tentant de fuir. Les enquêteurs ont découvert plusieurs douilles de calibre 9 mm sur les lieux, ce qui a renforcé l’hypothèse d’un règlement de comptes lié à des trafics.
Vers un lien entre les deux fusillades ?
Un incident similaire s’était produit dans le quartier des Moulins peu avant. Les autorités prennent ces faits très au sérieux et soulignent l’engagement des forces de l’ordre et des secours qui ont agi rapidement.
Le procureur de la République a annoncé que les enquêteurs examinaient les possibles liens entre ces deux fusillades, suggérant qu'elles pourraient avoir un lien avec des trafics de stupéfiants.
Contactée par Ici Azur, Lilie Jalabert, déléguée départementale du syndicat Alliance Police Nationale dans les Alpes-Maritimes, a exprimé sa satisfaction face à cette demande de renforcement de la police. Elle a souligné que la police nationale était en besoin pressant de renforts, non seulement temporaires, mais également permanents, pour garantir la sécurité de ses agents et des citoyens face à un sentiment croissant d'abandon.







