Les commémorations du 8-Mai 1945 à Carpentras, dans le Vaucluse, ont été marquées par un incident troublant : le chant pétainiste "Maréchal, nous voilà" a été diffusé. Ce fait a conduit le parquet à ouvrir une enquête pour "provocation à la haine" après qu'un article de presse a alerté les autorités sur cet événement. Le parquet a souligné qu'il voulait clarifier la situation sans attendre une plainte formelle, qui n'a pas encore été reçue.
Le maire de la commune, Hervé de Lépinau, représentant du Rassemblement national, a exprimé son indignation et annoncé son intention de porter plainte pour "malveillance" à l'encontre des diffuseurs de ce chant controversé. "C'est scandaleux" a-t-il déclaré, ajoutant son refus de tolérer ce type d'expression lors d'une commémoration aussi significative.
Un accident malheureux ?
Le chant à la gloire de Pétain, ancien chef du régime de Vichy, a été diffusé en fin de journée, entouré d'autres mélodies célébrant la Libération. Alain Giraudi, président de RTV FM, la radio locale responsable de l'animation musicale, a affirmé que cette diffusion était le résultat d'une erreur technique, expliquant que "c'est un technicien qui a accidentellement ajouté ce morceau".
Cet incident soulève des questions sur la mémoire collective et les valeurs que nous souhaitons promouvoir lors de telles cérémonies. D'autres experts en histoire ont souligné l'importance de travailler à une plus grande sensibilisation sur le passé et de veiller à ce que des événements de ce type ne se reproduisent pas. Selon le historiographe Jean-Pierre Azéma, "nous vivons dans une société où il est essentiel de réfléchir à ce que nous célébrons et comment cela peut résonner dans notre mémoire collective".







