Le voyage du MV Hondius prend fin dans un contexte d'urgence sanitaire. Ce navire, où des cas d'hantavirus ont été signalés, a accosté au port de Granadilla dimanche 10 mai. Plus d'une centaine de passagers et membres d'équipage ont été évacués dès 8h, sous l'œil vigilant du directeur de l'OMS, témoignant de la gravité de la situation.
Ce même jour, avant 13h, les cinq passagers français ont été transférés du MV Hondius à un bateau de pêche, vêtus de combinaisons bleues et munis de masques FFP2, pour se diriger vers le port. Le processus d’évacuation s'est déroulé par groupes nationaux : les Espagnols ont été les premiers à quitter le navire, suivis des Français, Néerlandais, Canadiens et Turcs. "C'est une opération sans précédent. Elle implique 23 pays. Tous les passagers sont asymptomatiques", a déclaré Monica Garcia, ministre espagnole de la Santé.
42 jours pour assurer la sécurité des passagers
En tout, plus de cent passagers doivent être débarqués. Après une surveillance étroite à bord et à leur arrivée à quai, ils seront soumis à un suivi sanitaire prolongé. Diana Rojas Alvarez, responsable au sein de l'OMS, a indiqué : "Il faut attendre 42 jours avant de pouvoir confirmer qu'ils n'ont pas contracté le virus." Les passagers, escortés jusqu'à l'aéroport, sont insérés dans un protocole de sécurité rigoureux.
Les passagers espagnols emportent quelques effets personnels autorisés avec eux, tandis qu'un avion spécial a été affrété pour ceux de la France. "Ils seront pris en charge par une équipe médicale spécialisée dans le cadre d'un vol sanitaire", a précisé Nicolas Pillerel, représentant de l'ambassade de France en Espagne. De cette manière, les autorités tentent de créer une bulle sanitaire pour surveiller de près l'état de santé des passagers concernés.







