En Creuse, le cas de Saint-Sulpice-le-Guérétois remue les esprits après qu'une habitante ait déposé plainte pour tentatives d'hospitalisation d'office. Cette situation fait écho à un incident récent à Plouasne, en Bretagne, où une femme est décédée suite à une telle intervention, entraînant un débat national sur les méthodes d'intervention policière.
Les faits se sont déroulés le 9 avril lorsque deux gendarmes se sont rendus au domicile d'une femme de 37 ans, soupçonnée de vol dans un supermarché. Elle a demandé des documents justificatifs que les forces de l'ordre étaient incapables de fournir. Dans un état de panique, elle s'est enfermée chez elle et a contacté son avocate, Maître Morgane Michelot, qui a rapporté une escalade inquiétante dans cette affaire.
Selon l'avocate, les gendarmes ont mentionné une hospitalisation d'office, provoquant une grande peur chez sa cliente. Elle a décrit une intervention massive, incluant des pompiers et des gendarmes tentant de forcer la porte de son domicile.
Une intervention justifiée ou une atteinte à la liberté ?
D'un autre côté, les représentants des forces de l'ordre, contactés par ICI Creuse, ont décrit une atmosphère tendue. Selon eux, l'habitante, en état de colère, les aurait insultés en se barricadant chez elle. Ils ont indiqué avoir agi par précaution, inquiets pour sa sécurité et celle des autres. La mairie a alors décidé d'agir, après consultation de la préfecture, sollicitant l'intervention des pompiers pour évaluer la situation.
Aussi, après plusieurs heures d'échanges tendus, une gendarme apaisante est arrivée, permettant une communication entre les parties impliquées. À l'issue de cette intervention, la plaignante a décidé de porter plainte pour plusieurs chefs d'accusation, dont l'atteinte à l'inviolabilité de son domicile par une personne dépositaire de l'autorité publique.
Des plaintes déposées et une enquête en cours
Son avocate a écrit aux parquets compétents, à l'inspection générale de la gendarmerie et au défenseur des droits pour faire valoir ses droits. Elle a mis en lumière le fait qu'une absence de dévouement à ses demandes initiales aurait pu la soumettre à un internement. La procureure de la République de Guéret a confirmé avoir reçu une plainte et des investigations sont en cours pour discuter des suites à donner. Cette affaire soulève une fois de plus des interrogations sur l'utilisation de la force par les autorités et les droits individuels des citoyens.







