Un projet ambitieux voit le jour à Aix-en-Provence : le Tech Valley, destiné à créer un écosystème industriel autour des secteurs de l’aéronautique, du spatial et de la défense. Annoncé le 29 avril 2026 par la municipalité dirigée par Sophie Joissains (UDI), le plan s’étendra sur 15 hectares à proximité de l’aérodrome des Milles.
Cependant, le 12 mai 2026, peu après l'officialisation de cette initiative, six associations ont fait entendre leurs réserves via un communiqué commun. Elles questionnent la finalité du projet, son absence de desserte en transports adéquats et la insuffisance de logements pour les futurs employés. Ces points, selon elles, ne feraient qu’aggraver le problème de congestion routière déjà présent dans la région.
Le collectif d’associations, rassemblant des architectes urbanistes et des défenseurs des mobilités douces, critique également le manque de planification pour intégrer ce développement dans la communauté locale. Selon un membre de l’association CIQ, “sans un réseau de transport robuste, le projet pourrait s’avérer être un gouffre à l’image de la ville”.
Des voix d’experts s'élèvent également dans les médias, comme le souligne Mediaprovence, qui recommande une étude d'impact plus approfondie avant toute initiation des travaux. Leur avis reflète des craintes concernant la durabilité et l'intégration de Tech Valley au tissu social et économique d’Aix-en-Provence.
Alors que le projet semble prometteur sur le papier, les inquiétudes soulevées par ces associations et experts pourraient s’avérer déterminantes dans les mois à venir, alors que la ville se prépare à entamer une phase cruciale de consultations publiques.







