Dans une démarche provocante inspirée du principe du « Name and shame », Simon Babre, préfet du Var, a décidé de dévoiler sur Facebook les noms de commerces jugés insatisfaisants en matière d'hygiène. Cette initiative, qui vise à garantir la sécurité des consommateurs, s'applique à plusieurs établissements, parmi lesquels un restaurant à Sanary-sur-Mer et une boulangerie à La Seyne-sur-Mer.
Les critiques à l'égard de certains établissements sont explicites : des conditions d’hygiène alarmantes avec « des excréments de souris » aux alentours des zones de préparation des aliments, ainsi que des pratiques de décongélation inappropriées. Ces révélations ne laissent pas les internautes indifférents, suscitant à la fois des soutiens et des oppositions. « Heureusement qu’on a un préfet qui fait son job », s'enthousiasme Justine sur les réseaux, tandis que Sarah, une habituée du restaurant ciblé, craint pour son avenir, affirmant n'avoir jamais eu de problèmes de santé après y avoir mangé régulièrement.
Chaque mise en demeure entraîne inévitablement une fermeture administrative, les durées variant selon la gravité des infractions. Récemment, un salon de coiffure à Fréjus a été épinglé pour travail dissimulé, entraînant une suspension de trois mois. Cependant, certains établissements parviennent à rectifier rapidement leurs pratiques. C'est le cas d'une boulangerie de La Crau, près de Toulon, qui a réussi à se remettre en conformité après une inspection. Le gérant a exprimé sa détermination à poursuivre son activité avec « sérieux et engagement », témoignant ainsi de la possibilité d'une réhabilitation.
Cette stratégie de mise à l'index des commerces, bien que critiquée, pourrait susciter un changement positif dans le secteur en rappelant aux propriétaires leur responsabilité envers la santé publique. Selon un article du Parisien, ces pratiques illustrent une volonté croissante des autorités de la tendance à responsabiliser davantage les commerçants face à leurs obligations sanitaires.







