Ce jour de procès à Digne-les-Bains a été marqué par des communications terrifiantes entre les deux ex-partenaires. "Tu n’es qu’un vide-couille à mes yeux", "j'ai envie que tu aies peur, qu'ils te traumatisent tous", "je veux que tu me demandes pour tout", et "je te rappelle que tu es à mon service, que tu n’es qu’une grosse merde" sont quelques-unes des phrases lues, plongeant la salle dans un silence lourd.
Des mots qui révèlent une emprise
La présidente a demandé à l’accusé : "Ça veut pas dire non ça ?" En réponse, Guillaume B. a décrit ses commentaires comme "édifiants" et s'est excusé pour avoir participé à des jeux de prostitution. "Je me sens coupable", a-t-il confesé, admettant que ce type de langage devait être rejeté.
Les experts, présents lors du procès, pointent des traits de "personnalité psychopathique" chez l’accusé, ce qui soulève des inquiétudes quant à sa capacité à comprendre les conséquences de ses actes. Malgré ses excuses, l'accusé défendait le fait que ces messages ne représentent pas l'ensemble de leur relation.
Des témoignages déchirants
Laëtitia, présente en salle, a été profondément affectée par la lecture de ces messages. Ses réponses, telles que "Je stresse pour aujourd’hui", illustrent la pression traumatisante qu'elle subissait. "Je veux tout arrêter, je suis fatiguée de tout ça", a-t-elle déclaré, montrant l'impact psychologique énorme de cette situation.
Au fil du procès, plusieurs témoins, et même les enfants de Laëtitia, ont évoqué une atmosphère d'oppression et de manipulation, ce qui pourrait éclairer la compréhension des abus dont elle a été victime. La situation est très délicate et les procédures en cours visent non seulement à juger Guillaume B. mais également à briser le silence autour d’un sujet aussi grave que douloureux.
La présidente a également décidé de suspendre une partie de l’audience pour permettre le visionnage de vidéos et photos d’une grande importance pour l’affaire, sous la seule présence de l’accusée, l’accusé et leurs avocats. Cela témoigne d’un effort pour respecter la dignité humaine de Laëtitia.







