Une femme originaire de Toulon, âgée de 50 ans, a récemment été condamnée à quatre ans de prison, dont une année ferme. Elle a été reconnue coupable d'avoir donné de la cocaïne à sa fille de 10 ans alors que cette dernière était hospitalisée à la Timone, à Marseille. La fillette souffre d'une maladie neurogénétique et d'un retard de développement considérable.
En février 2022, l'état de santé de l'enfant a été alarmant, la conduisant à un coma. Les analyses effectuées à l'hôpital ont révélé la présence de cocaïne ainsi que de fentanyl dans son corps. De plus, des traces de cocaïne ont été détectées, ce qui a conduit à une enquête approfondie sur l'entourage de l'enfant. Sur décision judiciaire, les visites des parents avaient été suspendues, coïncidant avec une amélioration notable de la santé de la fillette.
Le tribunal écarte la contamination passive
Durant l’instruction, bien que la mère ait confessé avoir consommé de la cocaïne dans la chambre d’hôpital, elle a fermement nié avoir administré cette substance à sa fille. Les experts en toxicologie ont toutefois précisé qu'ils ne pouvaient pas établir si la cocaïne avait été ingérée volontairement ou si elle était le résultat d'une contamination passive.
Malgré cela, le tribunal a considéré la mère comme responsable, imposant un suivi psychologique et restreignant ses contacts avec l’enfant à un cadre médiatisé. Parallèlement, son autorité parentale a été révoquée.
Ce verdict a suscité de vives réactions dans la société, avec des experts soulignant la gravité de la situation et l'importance d'une intervention rapide pour protéger les enfants vulnérables. Des proches de la famille, cités par RFI, dénoncent l'inaction apparente des autorités sociales avant que la situation ne devienne critique. Les spécialistes en santé mentale s'interrogent également sur les effets à long terme sur l'enfant, maintenant qu'elle a été retirée de cet environnement toxique.







