Depuis la disparition de Lyhanna, les zones d'ombre entourant Jérôme Barella, 41 ans, se sont allongées. La procureure de la République d'Auch, Clémence Meyer, a révélé durant une conférence de presse récente que le suspect était déjà impliqué dans plusieurs signalements et plaintes antérieures, signalements qui n'ont aucun lien direct avec la disparition de la jeune fille.
• Un premier signalement en 2017
Le premier signalement remonte à 2017, lorsque la mère d'une adolescente a alerté les autorités suite à une relation qu'elle a découverte entre sa fille et Barella, alors âgé de 32 ans. Selon la procureure, "considérant l'âge de la jeune fille, aucune infraction n'a pu être établie", menant ainsi à un classement sans suite en février 2018.
• Un comportement inapproprié avec une lycéenne en 2020
Deux jours après la disparition de Lyhanna, un responsable du lycée Maréchal-Lannes a informé la gendarmerie d'un licenciement de Barella pour "relation inappropriée" avec une élève. Les autorités vérifient actuellement si cet incident avait déjà été signalé judiciairement, mais aucune procédure n'aurait encore été recensée.
• Une plainte pour viol en 2022 classée sans suite
Une plainte pour viol émise en 2022, concernant des faits présumés commis sur une enfant de 7 ans en 2020, a également été classée sans suite. "Les preuves médicales et les témoignages n'ont pas permis de corroborer les allégations", a précisé la procureure, bien que cette affaire soit désormais en réexamen.
• Une seconde plainte pour viol en cours d'enquête
Puis, en 2025, une nouvelle plainte a été déposée par la mère d'une fille de 9 ans, dénonçant des abus commis entre 2024 et 2025 au domicile de Barella. Au moment de la disparition de Lyhanna, cette enquête était en cours sans que le suspect ne soit entendu.
• Une troisième plainte récente
Enfin, une toute dernière plainte a été déposée cette semaine, impliquant des faits de viol sur un mineur. Selon des sources, cette plainte a été initiée par un père de famille, suite à des allégations concernant sa fille lors d'une nuit qu'elle a passée chez Barella. La situation soulève des questions sur le suivi des plaintes précédentes et sur des possibles dysfonctionnements dans le système judiciaire, entraînant une enquête administrative pour éclaircir ces circonstances.
* Le prénom a été modifié







