Le parquet de Carpentras a annoncé ce vendredi 5 juin la dislocation d'un vaste réseau de trafic de stupéfiants opérant entre la Drôme et le Vaucluse. Selon les autorités, un individu aurait orchestré les opérations depuis la prison de Valence. Au total, dix personnes ont été interpellées dans cette affaire, qui impliquait notamment des détenus
Lors de l'intervention, les forces de l'ordre ont saisi près de 800 grammes de cocaïne. Les enquêteurs ont constaté que le réseau avait pour principal client des consommateurs installés dans de petites communes et villages. Cette opération fait suite à une série d'interpellations menées en mars 2025, dont l'analyse des téléphones portables a révélé l'existence d'une structure criminelle établie à Vaison-la-Romaine, Valence et Le Pontet. Le parquet a qualifié le réseau d'"association de malfaiteurs".
Une consommation régulière en forte croissance
Les autorités ont mis en lumière un système bien organisé permettant aux trafiquants de livrer des produits illicites dans les environs de Vaison-la-Romaine et du sud de la Drôme. Les malfaiteurs avaient recours à des applications de messagerie sécurisées pour communiquer et avaient même trouvé des moyens innovants pour dissimuler leurs activités. Selon le parquet, des logements loués sur des plateformes telles qu'AirBnB et Booking servaient de lieux de conditionnement pour les stupéfiants.
Les enquêteurs suspectent également que plusieurs détenus aient joué un rôle clé dans la direction du réseau, y compris un homme incarcéré à Valence. Une étude effectuée par la police a révélé près de 690 consommateurs réguliers, générant des revenus quotidiens estimés entre 3 000 et 5 000 euros
Drogues dissimulées sous les radar
Le 2 juin, trois suspects, soupçonnés de contrôler le réseau depuis des prisons, ont été arrêtés, suivis par sept autres individus au cours de l'opération. Au total, les enquêteurs ont saisi deux véhicules, une moto T-MAX, environ 800 grammes de cocaïne, plus de trois kilogrammes de résine de cannabis, 200 grammes d'herbe de cannabis, 34 sachets d'ecstasy, ainsi que 22 000 euros en liquide. Le parquet a précisé que certains téléphones portables avaient même été découverts au sein des établissements pénitentiaires.
Suite à leur garde à vue, quatre personnes ont été placées en détention provisoire tandis que les six autres demeurent sous contrôle judiciaire. Les investigations se poursuivent pour démanteler l'ensemble du réseau et identifier d'autres complices.
Cette affaire met en lumière les défis croissants liés au trafic de drogues dans la région, un problème qui intéresse non seulement la police mais également des bureaux d'analyse et de prévention des drogues, comme l'indique Radio France.







