Le procès en appel de Pierre Quistrebert, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa compagne Maggy, débute ce lundi devant la cour d'assises du Gard à Nîmes. Les événements dramatiques s'étaient déroulés à l'été 2022 à Cavaillon, lorsque Quistrebert avait poignardé Maggy à 32 reprises sur le parking de son lieu de travail.
Âgé aujourd'hui de 64 ans, l'accusé avait lors de son premier procès contesté avoir prémédité son acte et affirmait ne pas se souvenir des faits. Ce nouvel examen de l’affaire s’annonce particulièrement éprouvant pour les proches de la victime. L'avocat de la famille, Fabien Arakelian, a déclaré : "La peine prononcée en première instance reflète l'extrême gravité des faits".
Une douleur persistante pour la famille
La mère et le père adoptif de Maggy, ainsi que son frère et ses neveux, expriment leur souffrance face à cette procédure. Arakelian a évoqué leur sentiment face à cet appel, déclarant que "cet appel est une horreur absolue pour la famille qui ne peut jamais faire son deuil sereinement".
La défense plaide pour un nouveau jugement
Concernant l'accusé, son nouvel avocat, David Curiel, affirme que la question de la préméditation sera au cœur des débats. "Mon client regrette profondément ses actes mais conteste avoir planifié cette tragédie", a-t-il mentionné. Pour lui, la peine maximale infligée est disproportionnée par rapport à la reconnaissance des faits et au parcours personnel de son client.
Les experts en criminologie notent que la violence domestique est souvent sous-estimée, et la gestion des cas comme celui de Quistrebert soulève des interrogations sur l'efficacité du système judiciaire à traiter ces enjeux sensibles. La décision de la cour est attendue en fin de semaine, mais le poids des blessures infligées à la famille de Maggy persistera bien au-delà du verdict, illustrant tragiquement la réalité des féminicides en France.







