Dans la nuit du 25 au 26 juin, un groupe de onze personnes, dont six enfants, a été confronté à une agression violente dans le jardin Maria-Combes à Toulouse. Trois individus armés, masqués, ont fait irruption, cherchant un certain « Terry », et ont proféré des menaces terrifiantes. Ce fait divers a suscité l'indignation et la peur parmi les habitants du quartier. Une plainte a été formellement déposée au procureur de la République.
Ce soir-là, Nadia*, qui profitait d’une soirée paisible avec sa famille et ses amis, a décrit l’angoisse palpable qui a envahi le parc lorsqu’ils ont été accostés. « Ils se dirigeaient vers nous en hurlant : 'Où est Terry ?' », se souvient-elle. Les explications ne faisaient qu’exacerber les menaces. « On nous insultait, menaçait de nous 'crever', et je ne voyais plus mes enfants », a-t-elle ajouté, accablée par le souvenir de cette nuit tragique.
Des séquelles psychologiques
La situation s'est intensifiée lorsque l'un des agresseurs a tenté de manipuler un fusil, donnant une chance au groupe de fuir. « On a profité du moment où il a paru en difficulté », rappelle Nadia. Dans un état de panique, le groupe s'est précipité dans l'obscurité, tandis que des coups de feu retentissaient derrière eux. « On a vu notre vie défiler », confie-t-elle, encore sous le choc.
Bien que les forces de l'ordre aient rapidement sécurisé les lieux, les conséquences psychologiques de cette agression continuent de hanter les victimes. Des enfants présentent désormais des symptômes de stress post-traumatique, souffrant de cauchemars récurrents. L'une des adolescentes a même décidé de quitter Toulouse pour l'été, cherchant un répit loin des souvenirs douloureux de cette nuit. Les familles concernés ont, par l'intermédiaire de leur avocate, Me Sarah Nabet-Claverie, officiellement déposé une plainte auprès des autorités judiciaires.







