Dans la nuit du 9 au 10 juillet, une étudiante de 21 ans a été violemment enlevée devant sa résidence universitaire à Aix-en-Provence par un homme de 47 ans, un multirécidiviste. L’agresseur, armé d’un couteau, a contraint la victime à monter dans sa voiture, où il l’a ensuite agressée, relate La Provence.
Malgré la gravité de la situation, l’étudiante a fait preuve d'un incroyable courage. Pendant son enlèvement, elle a réussi à composer le 17, numéro d'urgence, par discrétion. Les opérateurs ont pu établir qu’elle était en danger, mais la communication a été interrompue lorsque l’agresseur a réalisé ce qui se passait. Malheureusement, la police n’a pas pu la localiser à ce moment-là.
Au cours de ses trois heures de captivité, la victime a subi des violences sexuelles, avant de trouver une opportunité pour s’échapper et retrouver son domicile. En fuyant, elle a mémorisé la plaque d’immatriculation du véhicule de son agresseur, facilitant ainsi son identification et son arrestation rapide.
Ce qui choque dans cette affaire, c’est que le suspect était déjà connu des services judiciaires. En 2013, il avait été reconnu coupable de plusieurs viols, écopant d'une peine de 18 ans de réclusion, dont 12 ans de sûreté. Sa libération avait eu lieu le 6 juin dernier, un délai très récent soulignant les préoccupations sur la gestion des délinquants sexuels. Actuellement en garde à vue, il fait face à de nouvelles accusations pour enlèvement, agression et viol.
Cette affaire a suscité de vives réactions et relance le débat sur la protection des victimes et la surveillance des récidivistes. De nombreux experts en criminologie soulignent l'urgence de réévaluer les systèmes de libération conditionnelle pour éviter de telles tragédies à l'avenir.







