Six mois après la perte dévastatrice de son fils Axel, survenue alors qu'il était en stage à Saint-Lô, Arnaud Darthenay est profondément choqué par la réponse du ministère de l'Éducation nationale. Lors d'une question posée par le sénateur Hervé Maurey, celui-ci s'interrogeait sur le nombre d'accidents survenant lors des stages de seconde et sur les mesures envisagées pour encadrer ces expériences scolaires, notamment dans les secteurs les plus à risques.
Le 18 décembre, soit cinq mois après la question initiale, le ministère a fini par répondre. Cependant, cette réponse a laissé Arnaud dans un état d'incompréhension et d'indignation. Au lieu de faire mention de l’accident tragique de son fils, elle se contentait de rappeler les règles en vigueur, précisant que la "séquence d'observation" devait être sécurisée par une convention obligatoire. Le document mettait en avant des chiffres positifs, évoquant que « 91 % des élèves déclarent être satisfaits de leur stage », sans aborder la réalité de l'accident d'Axel.
« Je ne comprends pas pourquoi il n'y a absolument rien sur l’accident de notre fils », déclare Arnaud, visiblement ému. « Cela donne l'impression que les étudiants sont simplement envoyés en entreprise pour passer le temps, peu importe les risques encourus. Parler de succès alors qu'un élève est décédé est tout simplement scandaleux. »
Face à cette situation, Arnaud Darthenay et sa famille envisagent une pétition demandant l’arrêt des stages de seconde ou, à tout le moins, des améliorations significatives en matière de sécurité. Cette initiative a déjà recueilli plus de 4 300 signatures selon les plateformes en ligne. Ils appellent également à une rencontre avec le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, espérant ainsi amorcer un dialogue constructif. « Si le ministre souhaite nous rencontrer, nous le ferons avec plaisir. Nous voulons vraiment que les choses changent pour garantir la sécurité des élèves », affirme-t-il.
Des experts en éducation soulignent la nécessité d’améliorer le cadre législatif entourant les stages. « Les stages sont cruciaux dans la formation des jeunes, mais la sécurité doit toujours être une priorité », indique une source, ajoutant que des mesures doivent être prises pour s'assurer que des incidents similaires ne se reproduisent jamais.
Alors que la famille Darthenay poursuit sa quête de justice et de sécurité pour tous les élèves, cette tragédie soulève d'importantes questions sur la responsabilité et la protection des jeunes dans le cadre des stages professionnels.







