Un agent des forces de l'ordre, âgé de 34 ans, est désormais convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonné de violences volontaires aggravées. L'incident remonte à avril 2023, lorsque sa voiture de service a percuté trois adolescents circulant à scooter dans le XXe arrondissement de la capitale, rapportent des sources judiciaires.
Selon la juge d'instruction, il existe des charges suffisantes à l'encontre du policier. Elle a noté qu'il aurait délibérément modifié la trajectoire de son véhicule, ce qui démontre un geste volontaire, sachant pourtant qu'il mettait en danger des vies. L'impact a causé des blessures graves aux mineurs, dont l'un était sans casque au moment des faits.
Le drame s'est produit près de minuit, alors que le scooter transportant un garçon de 17 ans, ainsi que ses deux jeunes frères de 14 et 13 ans, était poursuivi par la police. Un témoin oculaire, une femme de 37 ans, a déclaré : "J'ai observé le scooter se soulever et les corps être éjectés, avant de retomber durement sur le trottoir". Ces déclarations correspondent à celles de l’avocat des familles, Arié Alimi, qui a commenté : "Des enfants ont failli mourir".
La situation met en lumière les tensions entre la population et les forces de police. L'affaire suscite l’indignation, non seulement en raison des blessures infligées aux mineurs, mais aussi à cause des préoccupations croissantes autour des pratiques policières à Paris. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que les policiers impliqués avaient modifié leur version des faits et ont reconnu "des gestes inappropriés". Ce changement d’attitude pourrait indiquer une volonté de faire preuve de transparence sur des incidents de ce type, qui soulèvent des questions de déontologie au sein de l’institution.
Alors que l'affaire est sur le point d'être entendue au tribunal, le regard du public est tourné vers la justice, espérant une réponse adéquate qui ramène la confiance entre l'institution policière et les citoyens. L'avocat Alimi a promis d'agir en faveur des victimes, afin que la police soit véritablement républicaine et respectueuse des droits de chacun.







