Une enquête choc menée par des journalistes québécois fait froid dans le dos. Suite à l'affaire de Gisèle Pelicot, qui a dénoncé un système éprouvant de violences sexuelles, plusieurs reporters ont décidé de tester les limites du consentement. En postant une annonce provocatrice sur un site dédié aux fantasmes, ils ont rapidement reçu des réponses inquiétantes.
Hugo Meunier, le journaliste à l'origine de cette initiative, a utilisé une annonce qui n’était pas sans rappeler les crimes odieux perpétrés par Dominique Pelicot. Celui-ci a été condamné à 20 ans de prison pour avoir drogué sa femme afin de la livrer à divers inconnus. Au cours de l'expérience de Meunier, 105 hommes ont répondu positivement à sa proposition, dont très peu ont remis en question le consentement de la femme.
Les réponses sont venues en quelques minutes, démontrant une réalité troublante : des hommes « normaux », vivant à proximité, étaient avides d'explorer des fantasmes dangereux. Selon un sociologue interviewé dans le documentaire, cela témoigne d'une culture où la femme est encore considérée comme un objet. « La menace vient souvent de ceux en qui l'on a confiance », a souligné Caroline Darian, fille de Gisèle Pelicot, mettant en avant un fait alarmant selon lequel plus de 50 % des agressions sexuelles se produisent à domicile.
Des experts insistent sur le fait que de telles révélations ne doivent pas tomber dans l’oubli. « Cela reflète une mascarade de masculinité où les véritables questions de consentement et de respect sont mises de côté », explique un expert en sociologie des violences. L’affaire Mazan est désormais perçue comme la pointe visible d’un iceberg bien plus large.
En parallèle, d’autres affaires similaires émergent dans plusieurs pays. En Belgique, un homme a été condamné pour avoir drogué sa femme pendant une décennie avant de l’agresser. Au Royaume-Uni, un homme fait face à des accusations d’avoir drogé son ex-épouse pendant 13 ans, ajoutant de l’urgence à la nécessité de revisiter les lois sur le consentement. En France, le Parlement a récemment modifié le Code pénal pour clarifier la définition du viol en intégrant explicitement la notion de consentement.
Cette enquête ne vise pas seulement à choquer, mais à provoquer une réaction. Elle invite chacun à réfléchir sur les réalités troublantes de la masculinité et de la violence à l’égard des femmes. La lutte contre ces comportements commence par la prise de conscience et l'éducation, afin que de telles situations ne soient plus jamais banalisées.







