Le soir du 18 au 19 janvier, la victoire du Sénégal contre le Maroc lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) a provoqué des incidents à Avignon. D'après des sources judiciaires, trois personnes ont été placées en garde à vue après avoir été aperçues en train de courir au milieu de la circulation, l'un d'eux ayant également utilisé un mortier artisanal.
Les forces de police du Vaucluse avaient anticipé une nuit potentiellement agitée, en particulier en cas de victoire du Maroc, dont les supporters sont connus pour leurs manifestations souvent spectaculaires. En demi-finale, elles avaient déjà dû faire face à des dégradations, des jets de pierres et des tirs de feux d'artifice dans la cité des Papes. Pour la finale, 120 policiers, incluant une compagnie de CRS et plusieurs équipes de la brigade anti-criminalité, ont été mobilisés afin de maintenir l'ordre. Grâce à leur préparation, ils ont réussi à contenir rapidement les premiers débordements.
Des témoins ont rapporté une ambiance à la fois festive et tendue, les célébrations de la victoire ayant rapidement basculé vers des actes de vandalisme. Certains experts, comme le sociologue Thierry Paulin, soulignent que ces tensions sont souvent exacerbées par des frustrations sociopolitiques. Il affirme : "Les événements sportifs rassemblent, mais peuvent aussi révéler des fractures au sein de la société." Ces renversements d'ambiance rappellent les récentes émeutes qui ont eu lieu lors d'autres événements sportifs à travers le pays.
Les autorités locales ont précisé qu'il est essentiel de contrôler ces manifestations de joie pour éviter qu'elles ne se transforment en violence. Comme l’a fait remarquer une représentante de la préfecture : "Nous comprenons l'engouement, mais la sécurité reste notre priorité. Les célébrations doivent se faire dans le respect des autres et des espaces publics." Ce point de vue a été soutenu par les réactions des citoyens, divisés entre passion pour le football et préoccupation pour la sécurité.







