Le personnel de la maison d'arrêt d'Angers, dans le Maine-et-Loire, a cessé le travail ce lundi 19 janvier 2026, répondant à un appel de mobilisation lancé par le syndicat UFAP-UNSA-Justice. Cette grève fait suite à des agressions sévères vécues par des collègues dans d'autres établissements pénitentiaires, notamment à Salon-de-Provence et Aix-Luynes, suscitant une vive inquiétude au sein du secteur pénitentiaire.
De nombreux agents se sont rassemblés devant le palais de justice, exprimant leurs craintes quant à la sécurité au travail. Ils ont également exigé des mesures plus strictes pour protéger le personnel face à la montée des agressions. Les syndicats ont souligné que ces incidents ne sont pas isolés, et que le climat de travail est devenu de plus en plus menaçant. Selon une inquiry récente de Le Monde, les agressions en milieu pénitentiaire ont connu une augmentation alarmante ces dernières années, rendant indispensable une réflexion sur la sécurité au sein des établissements.
Les agents redoutent également des réformes prévues, qui pourraient exacerber les tensions et réduire les effectifs. Un représentant syndical a déclaré : "Nous sommes plongés dans un climat d'insécurité grandissant. Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures tangibles pour garantir notre sécurité." Les experts s'accordent à dire que la situation mérite une attention urgente, et que des solutions doivent être apportées au problème persistant des violences en prison.
Face à cette situation, les directeurs de prisons ont été appelés à dialoguer plus largement avec les agents, afin de développer des stratégies d'intervention adaptées. L'avenir du personnel pénitentiaire dépend désormais de la réponse rapide et adéquate des autorités face à cette crise de confiance. À suivre.







