Dans la nuit du 14 au 15 janvier, El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, est décédé au commissariat du 20e arrondissement de Paris. Sa mort a suscité une onde de choc, notamment au sein de sa famille qui dénonce des actes de brutalité policière.
Le parquet a officiellement ouvert une information judiciaire pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique ayant entraîné la mort, une démarche qui intervient après que des vidéos montrant des policiers interpellant Diarra ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Sur les séquences, on aperçoit deux agents, dont l'un semble donner des coups de poing à l'homme maintenu au sol. Selon un proche d'El Hacen, des cris de détresse sont également audibles dans la vidéo : "Vous m'étranglez !".
À ce jour, un juge d'instruction a été désigné pour examiner les circonstances de cette tragédie. La famille exprime son indignation face à ce qu'ils qualifient de lenteur de la justice. L'avocat de la famille, Yassine Bouzrou, critique le parquet pour l'inaction initiale, pointant du doigt un délai de cinq jours avant la saisine d'un juge d'instruction.
Le ministère public se défend, affirmant avoir réagi rapidement en ouvrant une enquête pour rechercher les causes de la mort. Un rapport d'autopsie a été obtenu, mais aucune certitude quant à la causalité de la mort n'a encore été établie. Des analyses toxicologiques et anatomopathologiques sont en cours pour tenter d'éclaircir cette affaire complexe.
Ce tragique événement soulève une fois de plus des questions sur l'usage de la force par les forces de l'ordre en France. Des experts en droits humains appellent à un examen minutieux de la législation régissant les interventions policières. Selon Jean-Pierre Dubois, président d'une organisation de défense des droits civiques, "la mort d'El Hacen Diarra est symptomatique d'une problématique plus vaste concernant la brutalité policière qui nécessite des réformes urgentes".
La société civile se mobilise, tandis que des manifestations pour dénoncer les violences policières se multiplient à travers le pays. Beaucoup attendent des réponses et des mesures concrètes pour s'assurer que de telles tragédies ne se reproduisent plus.







