La colère gronde chez les surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt de Saint-Quentin-Fallavier. Ce lundi 26 janvier, pas moins de cinquante d'entre eux ont choisi de ne pas se rendre à leur poste, comme l’a rapporté Ici Isère. Cette décision fait suite à deux agressions en deux semaines, un fait que les agents jugent inacceptable.
Dimanche dernier, une surveillante de seulement 23 ans a été attaquée par un détenu à l’ouverture de sa cellule, un individu connu pour ses problèmes psychiatriques. Ce dernier l’a violemment frappée au visage, ce qui a amplifié la tension au sein de l’établissement. Plus tôt dans le mois, un autre incident s'est produit, où un surveillant a évité de justesse une attaque à la gorge par un détenu en possession d’une arme artisanale, selon les informations de BFMTV.
Un appel à des réformes urgentes
Les surveillants dénoncent un manque de moyens et de ressources, se battant chaque jour pour gérer une situation de crise exacerbée par la surpopulation carcérale, atteignant environ 230 % de capacité dans leur établissement. Pour des raisons évidentes de sécurité, ils demandent l’instauration du "binômage", une méthode qui consisterait à mobiliser deux surveillants pour chaque groupe de détenus, afin d'assurer une gestion plus sûre des incidents.
Cette demande fait suite à des incidents récents, comme l'agression d'un surveillant dans les Bouches-du-Rhône. En réaction, le ministre de la Justice a pris des mesures, annonçant des dispositifs supplémentaires pour renforcer la sécurité dans les prisons. La décision d'équiper les surveillants de bombes incapacitantes a été annoncée le 18 janvier dernier, mais cela suffira-t-il ?







