Au cœur d'une controverse grandissante, plusieurs personnalités du Parti socialiste (PS) demandent à Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe (IMA), de quitter ses fonctions. Cette exigence fait suite à sa mention répétée dans les récents documents judiciaires relatifs à Jeffrey Epstein, le financier tristement célèbre, dont les actes abominables ont choqué le monde entier.
Depuis son élection à la présidence de l'IMA en 2013, Jack Lang a tenté de se défendre face à ces révélations. Selon les sources des médias français, il affirme que rien dans sa participation aux échanges avec Epstein ne peut le compromettre. Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a néanmoins souligné que bien que « rien n'impliquait Jack Lang dans des scandales sexuels », il devrait envisager sa démission, rappelant que la réputation de l'institution est en jeu.
Lang, 86 ans, a fermement rejeté les appels à sa démission pendant une interview, où il a plaidé l'innocence. "Je tombais de l'armoire en apprenant la véracité des actes d'Epstein", a-t-il déclaré, tandis qu'il défendait ses actions dans le cadre de la politique culturelle.
Les critiques se multiplient
Des figures politiques comme Ségolène Royal et Jean-Christophe Cambadélis ont exprimé leur désapprobation, en insistant sur le besoin de réagir face à des alliés du milieu culturel ayant frayé avec un individu aussi problématique. « Epstein n’était pas un homme charmant, mais un pédocriminel, et notre bienveillance doit être réservée aux victimes », a insisté Faure.
Un passé qui le hante
Jack Lang se retrouve désormais mentionné près de 700 fois dans les documents associés à l'affaire Epstein. Des échanges de courriels font état de diverses invitations, ainsi que des transactions discutables. Lang a tenté de minimiser son implication en déclarant : "Je rends service à des amis, c'est tout. Je n'ai jamais reçu d'argent de sa part". Cette défense, cependant, semble de plus en plus fragile face à l'ampleur des révélations.
Renaud Muselier, l'ancien président de l'IMA, a nuancé : "Lang est devenu nuisible pour l'institution qu'il préside. Il serait judicieux qu'il prenne la décision de démissionner lui-même, plutôt que d'être contraint de le faire".
L'affaire continue de faire des vagues, tant dans le milieu politique que médiatique. Les prochaines semaines seront cruciales pour Jack Lang et l'IMA, alors que les voix pour et contre continuent de s'élever.







