Dans une mise à jour cruciale, le parquet de Paris lance un appel vibrant à « toute victime non encore entendue » dans l'affaire de l'ex-haut fonctionnaire Christian Nègre. Ce dernier est accusé de soumission chimique envers de nombreuses femmes, un sujet qui a ébranlé le paysage médiatique français depuis sa révélation par le Canard Enchaîné en 2019. À ce jour, parmi les 248 victimes recensées, plus de 180 se sont déjà constituées parties civiles. Pour celles qui n’ont pas encore été en contact avec la justice, il est fortement recommandé de se manifester rapidement afin d'être entendues.
Les autorités ont mis en place un dispositif d'écoute via l'Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP) pour recueillir les témoignages. Une adresse mail dédiée a été créée pour faciliter cet échange. De plus, un programme Evaluation des besoins des victimes (EVVI) a été instauré en collaboration avec l’association France Victimes et Paris Aide aux Victimes, afin d’apporter soutien et accompagnement aux plaignantes.
Des investigations prolongées jusqu'à fin 2026
Le parquet a annoncé que la clôture des enquêtes devrait intervenir d'ici la fin de l'année 2026. L’objectif est « de procéder aux retours d’auditions d’ici la fin mars 2026, en vue d’éventuelles évaluations et interrogatoires supplémentaires ». Une réunion informative sera organisée pour les victimes qui se seront positionnées comme parties civiles au printemps 2026, pour assurer une transparence dans le processus judiciaire.
L'enquête initialement dirigée par le parquet de Metz a été transférée à Paris en décembre 2018. Christian Nègre fait face à des accusations graves, y compris l'administration de substances chimiques nocives, des violences au sein d'une mission de service public, ainsi que des atteintes à l'intimité et des agressions sexuelles, pour des actes commis sur une période s'étendant de 2009 à 2018.
Ce cas met en lumière un problème systémique que beaucoup de femmes ont subi en silence. Comme le souligne un témoignage d'une membre de La Fondation des Femmes, il est essentiel que chaque voix soit entendue pour aider à mettre fin à cette culture de l'impunité. « Nous exhortons toutes les victimes à sortir de l’ombre. Chaque témoignage compte », a-t-elle déclaré.







