Le militant antinarcotrafic Amine Kessaci a été exfiltré jeudi soir d'un meeting à Aix-en-Provence en raison de menaces pesant sur sa sécurité. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a fait part de sa vive préoccupation lors d'une interview sur Franceinfo.
"Il est nécessaire de protéger ce garçon qui est courageux", a déclaré Muselier, soulignant l'importance de prendre des mesures pour éviter un drame, face à la montée de la violence liée aux narcotrafiquants. Selon lui, la situation à Marseille est particulièrement préoccupante, avec "un grand nombre d'assassinats, dont deux frères de la famille Kessaci", et une pression croissante des groupes criminels dans toute la France.
Suite à ces incidents, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a annoncé l'ouverture d'une enquête à Marseille pour examiner la situation d'Amine Kessaci. La démarche a été qualifiée de "diligentée en flagrance", cernant des soupçons de participation à une "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime en bande organisée".
Des experts en sécurité s’inquiètent également des répercussions de cette violence sur la vie publique. Jean-Pierre Ménard, criminologue reconnu, a affirmé que "l'inaction face à la montée du narcotrafic pourrait mener à des conséquences désastreuses pour la société". Les récents événements soulignent l’urgence d’une réponse concertée des autorités pour protéger ceux qui, comme Kessaci, s'opposent à la criminalité organisée.







