Amine Kessaci, militant marseillais devenu emblématique dans la lutte contre le narcotrafic, se trouve récemment menacé de manière préoccupante. Le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), qui a été institué en janvier pour gérer des affaires de criminalité complexe, a ouvert une enquête visant des menaces qui le ciblent. Cette enquête a trait à "la participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime en bande organisée", selon les informations rapportées par 20 Minutes.
La situation est devenue critique lorsque, la veille de l'annonce, Kessaci, âgé de 22 ans, a dû être exfiltré de manière urgente avant un meeting à Aix-en-Provence. Vivre sous protection policière depuis l'été dernier, renforcée par les assassinats de deux de ses frères, souligne la gravité des menaces qu’il subit. Son exfiltration a été précipitée après une alerte de sécurité, information que Le Parisien a révélée.
L’enquête a été prise en charge par des procureurs du Pnaco, un organe créé pour traiter les affaires de criminalité organisée souvent liées au trafic de drogue. De leur côté, les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée et de la direction zonale de la police nationale sud ont été saisis de cette affaire.
Un militant en danger
Récemment, Kessaci assistait à une conférence de presse en soutien à la candidature de Marc Pena dans le cadre des municipales de mars 2026. Après avoir fait une déclaration pour inciter les villes à se mobiliser contre le narcotrafic, une alerte de sécurité a provoqué son évacuation vers un lieu sécurisé où il a été gardé pendant plusieurs heures. Ce climat de tension ambiante s'explique notamment par l'assassinat de son frère en novembre dernier, un acte meurtrier qui a suscité une vive inquiétude au plus haut niveau de l'État et a entraîné un renforcement significatif de sa sécurité personnelle.
En effet, le maire de Marseille, Benoît Payan, lui a exprimé son soutien à travers un message sur X, affirmant : "On ne fera jamais taire celles et ceux qui s’engagent pour la sécurité, la justice et la dignité à Marseille". En fin janvier, Kessaci a officialisé sa candidature pour les élections municipales, affirmant vouloir unir les forces de gauche, allant des socialistes aux écologistes. La présentation de sa candidature s’est effectuée sous escorte, une réalité qui souligne les dangers auxquels il fait face dans sa lutte contre le narcotrafic.







