Thomas, un habitant de Lyon, a pu observer et filmer cette rixe qui a éclaté quelques minutes avant que Quentin Deranque ne soit mortellement attaqué le 12 février. Elle impliquait deux groupes de dix individus chacun, l'un vêtu de noir et l'autre en vert kaki.
Le témoin explique : "J'ai été alerté par des bruits de bagarre. J'ai vu deux clans s'affronter, tous avec le visage masqué. On avait vraiment l'impression qu'ils s'étaient donné rendez-vous pour en découdre", relate-t-il lors d'un entretien, témoignant de "deux clans qui se battaient directement".
Neuf personnes interpellées
Les images montrent des membres du groupe en noir lançant un fumigène sur l'autre camp, avec un participant utilisant une béquille comme arme. Des coups de pied et de poing, ainsi que des insultes, sont échangés, avec des expressions telles que "bande de lâches" et "vous n'êtes que des nazis". À ce moment, il est difficile de déterminer si Quentin Deranque faisait partie de cette rixe.
Alice Cordier, directrice du mouvement identitaire Némésis, assure que les membres de son groupe, dont faisait partie Quentin, étaient présents non pas pour provoquer mais pour protéger leurs militantes. Cependant, la famille de la victime insiste sur le fait qu'il n'était ni agent de sécurité ni membre d'un service d'ordre.
Ce jeudi soir, neuf personnes ont été interpellées, dont Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, ainsi qu'Adrian B., ami de ce dernier et militant de la Jeune Garde, un mouvement antifasciste co-fondé par Arnault, dont la dissolution a été prononcée par le gouvernement en juin 2025.







