Surveillé depuis 2024, un foyer éducatif géré par l’association Coallia a été fermé début avril par la préfecture de Vaucluse. La décision fait suite à des alertes répétées concernant des violations sérieuses de la sécurité et du bien-être des jeunes, malgré des interventions de l'administration.
Depuis deux ans, cet établissement, qui accueille une douzaine de jeunes, était sous la loupe des autorités. La fermeture temporaire de ce foyer éducatif, qui se consacre principalement à des mineurs, a été prononcée en raison de “dysfonctionnements importants” affectant la sécurité physique et psychique des pensionnaires.
Géré par Coallia, ce foyer avait déjà fait l'objet de signalements depuis 2024, déclenchant une première inspection. Celle-ci avait révélé cinq injonctions et cinquante-trois recommandations, accompagnées d'un plan d'action visant à corriger la situation. Cependant, les problèmes persistent mois après mois, ce qui a suscité de nouvelles inspections en 2025, signalant une “aggravation continue” des conditions de vie au sein de l'internat.
Il est à noter qu’en février 2026, des allégations de maltraitance ont été rapportées par une jeune fille à son établissement. Cela a ensuite conduit le procureur à une saisie conformément à l’article 40 du code de procédure pénale.
Lors de visites pertinentes, les inspecteurs ont constaté une dégradation notable des locaux et des conditions d’hygiène inacceptables. Des substances illégales, comme de l'alcool et de la drogue, ont été trouvées dans certaines chambres. Plus alarmant encore, un rapport indique qu’une mineure de 15 ans partageait le même lit qu’un jeune homme de 17 ans.
Face à de tels constats, la préfecture a décidé de fermer temporairement le site. Les jeunes, âgés de 11 à 21 ans et souvent issus de parcours familiaux difficiles, ont été transférés vers d'autres établissements pour garantir leur sécurité.
De son côté, Coallia a vivement contesté la décision, s'étonnant de l'absence de “dialogue contradictoire” et qualifiant les allégations de “floues” et “partiales”. Cette situation soulève de vives inquiétudes quant à la protection des mineurs en milieu institutionnel et met en lumière les défis persistants dans le secteur de l'éducation spécialisée.







