Après l'agression de deux infirmières au Centre Médico-Psychologique (CMP) de Sens, le suspect de 34 ans demeure en garde à vue. Mardi, la procureure Julie Colin a indiqué que les résultats d'une première expertise psychiatrique montraient que cet homme, patient du CMP et en traitement pour troubles mentaux, n'était pas responsable des actes commis.
Le suspect, qui a poignardé une infirmière de 60 ans à plusieurs reprises, avait aussi blessé une collègue de 40 ans. Bien que la première victime ait été transportée d’urgence à Dijon en raison de la gravité de ses blessures au cou, son pronostic vital n’est désormais plus engagé, comme l’a rapporté le journal local L'Yonne Républicaine. La seconde infirmière, quant à elle, a reçu des soins à Sens et son état est stabilisé.
Dans ce contexte, la procureure a précisé : “Je vais demander une deuxième expertise”, soulignant la nécessité d’une évaluation plus approfondie pour mieux comprendre la situation du suspect. L’affaire a suscité l’inquiétude parmi les professionnels du secteur médico-social, qui réclament des mesures renforcées pour la protection de leur personnel.
En attendant, une enquête approfondie est menée pour établir clairement les circonstances de cette agression, en se penchant sur l’historique du suspect ainsi que sur son traitement au CMP. Les voix s’élèvent également pour une meilleure formation des soignants face aux situations violentes.
La sécurité des soins en milieu psychiatrique est plus que jamais au cœur des débats. La nécessité d’un encadrement adéquat et de protocoles de sécurité adaptés est une demande répandue dans le secteur, comme l'a remarqué le Président de l'Ordre des Infirmiers, interrogé par France Info.







