Le coup de filet contre l'organisation criminelle DZ Mafia, orchestré début de semaine en France, a conduit à l'interpellation de 42 personnes, avec 26 mises en examen. Quinzième d'entre elles sont actuellement en détention provisoire, selon le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, qui a annoncé ces résultats lors d'une conférence de presse ce samedi.
Cette opération, nommée « Octopus », a mobilisé environ 900 gendarmes, incluant des membres du GIGN. Le procureur a souligné l'importance de cette initiative en déclarant : « Nous arrivons au cœur de la structure. » Parmi les 26 personnes mises en examen, on compte 17 hommes et 9 femmes, une tendance qu'il qualifie de « féminisation du narcobanditisme », preuve d'un nouveau visage de la criminalité organisée.
Le profil de ces suspects est préoccupant : l'âge moyen des interpellés est de 28 ans, ce qui renvoie à une certaine « maturité » au sein de cette organisation, note Bessone. Parmi les suspects figurent également un avocat, soupçonné d'avoir été impliqué dans des activités illicites.
Sur les 5 personnes déjà incarcérées, quatre se trouvent dans des établissements de haute sécurité. D'après les informations recueillies, 20 d'entre eux sont originaires de Marseille, confirmant ainsi que la DZ Mafia est une « organisation marseillaise ». Cette situation compromet la tranquillité publique et soulève des questions quant à l'enracinement du crime organisé dans la région.
Nicolas Bessone a précisé : « Certains ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, tandis que d'autres les ont farouchement niés. » Les enquêteurs ont réalisé des saisies estimées à 4 millions d'euros, comprenant une combinaison de capitaux en numéraire et de cryptomonnaies, ainsi que des équipements technologiques de communication.
Cette enquête, menée par un juge de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, vise à dévoiler les rouages de la DZ Mafia, y compris son financement et ses méthodes d'opération. Des chefs d'accusation tels que le trafic de drogue, la participation à une association de malfaiteurs et le blanchiment aggravé sont également examinés.
Alors que les autorités intensifient leurs efforts pour démanteler cette organisation, l'opinion publique reste vigilante, consciente des défis que pose le narcotrafic à la société. Les résultats de cette opération témoignent de l'engagement des forces de l'ordre à combattre la criminalité organisée à Marseille et au-delà.







