Dezi Freeman, un complotiste tristement célèbre, suspecté d'avoir tué deux agents des forces de l'ordre en août dernier, a été abattu dans le sud-est de l'Australie. Sa traque a mobilisé d'importants moyens dans la région montagneuse et difficile d'accès.
Le 26 août, la ville paisible de Porepunkah a été le théâtre d'un événement tragique lorsque Freeman, 56 ans, a ouvert le feu sur des policiers venus effectuer une perquisition liée à des infractions sexuelles. Le bilan était lourd : deux policiers avaient perdu la vie et un troisième a été blessé.
Après sept mois de cavale, Dezi Freeman a été localisé et tué le 30 mars au matin à l'intérieur d'une propriété rurale dans le nord-est de Victoria, suite à plus de trois heures de négociations. Lorsqu'il est sorti, il avait une couverture sur lui et était armé d'un pistolet. Mike Bush, le commissaire en chef de la police de Victoria, a déclaré que l'objectif principal était d'arrêter Freeman. "Il aurait pu se rendre sans violence, mais il a choisi de ne pas le faire. "
Traque XXL
Suite à ce double meurtre, une chasse à l'homme a été lancée, mobilisant un impressionnant contingent de policiers et enquêteurs. Un million de dollars australiens, soit près de 600 000 euros, avait été offert pour des informations concernant sa capture. Le terrain accidenté, parsemé de grottes et puits de mine, a été fouillé minutieusement pendant des mois.
Connu pour son expertise en survie, Freeman bénéficie néanmoins de soupçons quant à la possibilité d'avoir eu des complices durant sa fuite. Le commissaire a souligné, "Il lui aurait été extrêmement difficile d'atteindre sa cachette sans aide. Si quelqu'un a participé, il devra répondre de ses actes".
Après une pause dans les recherches, les enquêteurs avaient décidé, le mois dernier, de relancer les investigations en se basant sur des indices qui leur donnaient raison sur la possible mort de Freeman. Des équipes canines spécialisées dans la recherche de cadavres ont été mobilisées pour cette opération.
Freeman était déjà bien connu des services de justice avant son acte fatal. Ce père de deux enfants avait développé des idées extrémistes, particulièrement pendant la pandémie de Covid-19. Dans ses vidéos sur les réseaux sociaux, il se qualifiait de "citoyen souverain", dénigrant l'autorité de l'État et qualifiant souvent les forces de l'ordre de "voyous terroristes".







