Lundi soir, un incident dramatique a frappé les usagers du TGV reliant Nice à Paris. Bloqués pendant près de huit heures dans un tunnel à la sortie de Marseille, les passagers n'ont pas été informés de la situation, suscitant frustration et inquiétude. Ce train s'est arrêté brusquement vers 19h30 après un « accident de personne », comme l'a annoncé la SNCF.
Le récit de Murielle, une journaliste de Franceinfo et aussi passagère de ce TGV, illustre le calvaire vécu. "Pendant toute cette longue attente, il n’y a eu aucune distribution d’eau, ni de communication de la part de la SNCF. Le réseau était quasiment inexistant, tout comme le Wi-Fi, rendant presque impossible le contact avec nos proches," raconte-t-elle.
Une enquête a été menée par les autorités compétentes et, bien que généralement de telles interventions soient limitées à deux ou trois heures, celle-ci a duré presque cinq heures avant que le train ne revienne à Marseille vers 5 heures du matin. La SNCF a présenté ses condoléances à la famille de la personne décédée et a exprimé son regret face aux désagréments causés aux passagers.
Pour compenser ces désagréments, la SNCF a annoncé qu'elle remboursera les billets des voyageurs concernés, avec une compensation allant jusqu'à 150 % pour ceux ayant subi des inconvénients supplémentaires, notamment des correspondances manquées. Cette mésaventure survient seulement quelques jours après qu’un autre TGV reliant Marseille à Paris a également été bloqué pendant plus de neuf heures à cause d'une panne. Ces incidents soulèvent des questions sur la sécurité et la communication de la SNCF, qui semble peiner à gérer des situations de crise.







