Le Japon s'apprête à déployer des missiles à longue portée sur l'île de Kyushu, une mesure cruciale dans le contexte des tensions croissantes en mer de Chine orientale. Un porte-parole du ministère de la Défense a confirmé que ce déploiement était prévu pour le 31 mars. Ces missiles, d'une portée d'environ 1000 kilomètres, seront installés dans la garnison de Kumamoto, renforçant ainsi la présence militaire du pays dans une zone stratégique, notamment face aux enjeux liés à Taïwan.
En parallèle, un Hyper Velocity Gliding Projectile (HVGP), conçu pour protéger les îles éloignées de l'archipel, sera également déployé dans une garnison de la région de Shizuoka. Les autorités nippones expriment leurs inquiétudes quant aux ambitions militaires de la Chine, qui a intensifié ses efforts en matière de militarisation dans la région.
Les décisions du Japon s'inscrivent dans un cadre plus large de réponses stratégiques. Fin février, le pays avait déjà exprimé son intention de déployer des missiles sol-air sur l'île de Yonaguni, une petite île à seulement 110 kilomètres de Taïwan. Le Japon avait envisagé cette installation depuis 2022, mais les détails de sa mise en œuvre n'avaient pas été dévoilés auparavant, soulignant l'urgence croissante de la situation.
Les relations entre le Japon et la Chine se sont détériorées ces derniers mois, en partie à cause des commentaires de la Première ministre Sanae Takaichi, qui a évoqué une possible intervention militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan. En réponse, la Chine a imposé des mesures économiques et politiques contre le Japon, intensifiant ainsi les tensions dans un contexte déjà fragile. De plus, des incidents maritimes impliquant des navires japonais et chinois près des îles disputées, les Senkaku (ou Diaoyu selon la terminologie chinoise), révèlent un climat de contestation permanente.
Ce déploiement de missiles est envoyé comme un message fort par Tokyo, cherchant à affirmer sa détermination face à une Chine de plus en plus assertive.







