Lors de sa visite officielle au Japon, du 31 mars au 2 avril, Emmanuel Macron a cumulé les retards, provoquant l’incompréhension de ses hôtes. Ce comportement contrarie particulièrement dans un pays où l’importance de la ponctualité est presque sacrée.
À son arrivée à Tokyo, à peine prononcée la promesse de « prévisibilité » de la France, le président a fait face à des réactions agacées de la part des Japonais, dont la culture valorise l’exactitude. Pour de nombreux expatriés et observateurs, ces décalages horaires représentent un fardeau inattendu.
Un décalage permanent
Le sentiment de frustration était également palpable au sein de la délégation française. Selon Le Figaro, une phrase circulait en coulisse : « Le suivre, c'est l'attendre ». Les retards du président ont eu un impact considérable sur son programme, affectant tout, des visites avec des artisans locaux jusqu’au sommet économique, où les officiels ont dû patienter de longues minutes en attendant son arrivée.
À l’ambassade de France, l’ire d’un invité était palpable : « Plus d’une heure d’attente ! » s’est-il exclamé, illustrant l’impatience croissante de ceux qui ont pris part à ce séjour diplomatique.
Une culture de la ponctualité en décalage
Bien que Macron ait réussi à se montrer à l’heure pour sa rencontre avec le couple impérial, le contraste avec les attentes japonaises reste marquant. Pour les Japonais, la ponctualité est un pilier de la société, à tel point que le Shinkansen (train à grande vitesse) est réputé pour ses retards minimes, mesurés en secondes.
Pour les hommes d’affaires, avoir son manteau déjà en place avant même d’entrer en réunion est courant, tout comme l’importance de respecter les horaires. Ainsi, arriver à l’heure n’est pas seulement une formalité, c’est le fondement même de la confiance. Un retard est souvent interprété comme un manque de respect, allant à l’encontre des valeurs d’harmonie et de discipline prônées dans la culture japonaise.







