Les images diffusées par "Envoyé spécial" montrent une ville autrefois emblématique du luxe, maintenant étrangement déserte. La crise est née le 28 février, lorsque Dubaï a subi l'impact de la guerre, transformant le rêve en cauchemar pour le secteur touristique.
Malgré une défense impressionnante permettant d'intercepter la majorité des menaces, certains symboles de la ville, comme l'emblématique Burj Al Arab et l'aéroport international, ont été touchés par des frappes. Les autorités, dans une tentative de préserver l'image de leur destination phare, ont interdit la diffusion d'images des dommages, entraînant l'arrestation de plusieurs journalistes et influenceurs documentant la situation.
Les attractions touristiques, bien qu'animées par une mise en scène soigneusement orchestrée, semblent désormais vides de sens. Les terrasses des restaurants, habituellement bondées, sont désertes. L'équipe d'"Envoyé spécial" a dû se faire passer pour des vacanciers afin de documenter ce vide angoissant.
Des pertes estimées à plus de 30 milliards d'euros
Dans un souk désenchanté, les commerçants se lamentent. "Beaucoup de groupes ont quitté la ville", témoigne l'un d'eux. "C ceux qui restent, ils redoutent de dépenser, ne sachant pas combien de temps ils seront bloqués ici." Les magasins, malgré le manque criant de clients, sont contraints de rester ouverts sous peine de lourdes pénalités.
Les chiffres sont alarmants : le secteur touristique aurait déjà encaissé plus de 30 milliards d'euros de pertes depuis le début des hostilités. Toutefois, cette crise touche l'ensemble de l'économie de Dubaï, dont la réputation repose tant sur son attractivité.
Ce constat désolant est le reflet des travaux de journalistes comme ceux de France Info, qui continuent à suivre cette situation préoccupante. La ville, autrefois symbole de prospérité, fait face à une réalité bien différente et incertaine.
Extrait de "Goodbye Dubaï ?", un reportage diffusé dans Envoyé spécial le 9 avril 2026.







