Le 9 avril, un cessez-le-feu a permis à l'Iran de rouvrir progressivement le détroit d'Ormuz, un passage clé pour le transport maritime international. Toutefois, en réponse aux risques de mines, Téhéran a décidé d'imposer de nouvelles routes pour les navires navigateurs.
Selon des médias iraniens, cités par Europe 1, la marine des Gardiens de la Révolution a précisé que, jusqu'à nouvel ordre, les bateaux doivent emprunter des itinéraires alternatifs longeant les côtes iraniennes, en contournant les îles comme Larak.
Depuis le début des bombardements sur l'Iran fin février, le passage du détroit, vital pour 20 % des échanges mondiaux de pétrole et de gaz naturel, a vu une chute dramatique du trafic. Selon le cabinet Kepler, seulement 307 navires ont traversé cette voie stratégique en un mois, contre 110 à 120 par jour en temps normal.
L'impact sur l'économie mondiale
La fermeture prolongée du détroit d'Ormuz a des répercussions profondes sur l'économie mondiale, entraînant une flambée des prix du pétrole et du gaz. Maud Brégeon a signalé qu'en France, près d'une station-service sur cinq fait face à des ruptures de stock.
Les prix de l'essence n'ont jamais été aussi élevés depuis quatre décennies, dépassant les deux euros le litre pour le sans-plomb 95 E10, tandis que le gazole atteint 2,32 euros. Selon des analyses, la réouverture, même partielle, du détroit a déjà contribué à une baisse significative de 15,40 % du prix du baril, le faisant passer sous les 100 dollars.
Les experts anticipent que cette situation pourrait exacerber les tensions géopolitiques et impacter le marché mondial encore davantage. La dynamique autour du détroit d'Ormuz reste cruciale à surveiller pour les mois à venir.







