Les autorités du Var ont récemment signalé la découverte d’un troisième foyer de fourmis électriques, perturbant considérablement le département. Annoncé par le préfet Simon Babre lors d’une conférence de presse, ce phénomène qui s’est produit à Cavalaire-sur-Mer en mars souligne l’urgence de la situation, puisque le Var est actuellement le seul département français touché par cette espèce invasive.
Redoutées pour leur micro taille, les fourmis électriques représentent un danger non seulement pour les humains avec des piqûres causant une douleur intense et des réactions allergiques, mais aussi pour l’environnement. Elles mettent en péril les espèces locales en attaquant divers insectes, oiseaux et mammifères tout en favorisant les infestations de pucerons et de cochenilles, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’agriculture, comme l’indique un rapport de France Nature Environnement.
Un traitement innovant pour contrer la menace
Pour lutter contre ces fourmis, les autorités prévoient l’utilisation d’un traitement par saupoudrage d’insecticide, une première en France. Cette méthodologie devrait être appliquée sur les deux premiers foyers localisés à Toulon et à La Croix-Valmer. Jusqu’à présent, seuls des granulés avaient été utilisés, méthode jugée insuffisante par le chercheur Olivier Blight, qui souligne que « la chance de rencontre des fourmis avec ces granulés était faible ». Environ quatre hectares vont être traités dans un projet de 180 jours, avec une autorisation ministérielle.
Les zones auparavant affectées ont été cartographiées par Fredon Paca et universitaires en début d’année. Des réunions publiques pour sensibiliser et informer les résidents sont programmées pour mai, et certaines zones accidentées seront accessibles par drone. Les experts rassurent quant aux risques d’utilisation des produits, affirmant que les quantités dispersées sont particulièrement minimes. En effet, ils parlent « d’à peine quelques grammes par mètre carré ». Ils espèrent éviter à la France une situation semblable à celle de l’Australie, qui a dépensé 30 millions d’euros depuis 2006 pour traiter une invasion similaire.







