Dans une déclaration poignante, l'actrice allemande Collien Fernandes, connue pour son travail à l'écran et son engagement comme animatrice et mannequin, accuse son ex-mari, Christian Ulmen, d'avoir orchestré une campagne de désinformation à son encontre en diffusant des vidéos pornographiques falsifiées. Après avoir longtemps vécu dans l'angoisse de ces contenus illicites, Fernandes a décidé de briser le silence et de porter plainte.
L'affaire, qu'elle compare à celle de Gisèle Pelicot, une figure française emblématique dans la lutte contre les violences sexuelles, a profondément marqué Fernandes. "C'est l'affaire Pelicot du numérique", affirme-t-elle en expliquant comment les avancées technologiques et l'intelligence artificielle ont facilité la création de faux contenus. Elle se rappelle du moment où son mari a admis ses actes répréhensibles dans une chambre d'hôtel à Hambourg, révélant des réseaux de faux profils et des conversations trompeuses avec un nombre significatif d'hommes, certains de son propre entourage.
Une trahison insupportable
Cette révélation a été un véritable choc émotionnel pour l'actrice, qui a été poussée à la retrait avec sa fille chez sa sœur. Elle décrit des échanges pornographiques fictifs et des scénarios où elle subissait des violences, un contenu qu’elle ne pouvait pas croire qu’un proche puisse concevoir dans un moment si vulnérable.
Aujourd'hui, elle tisse un lien entre sa lutte et celle de Pelicot, espérant que la force publique autour de son message encouragera plus de victimes de violences numériques à se manifester. "Je me suis dit que je ne pouvais pas le laisser impuni", déclare-t-elle avec émotion.
Des menaces et un appel à la législation
Son récit, mis en lumière par le média allemand Der Spiegel, a engendré un élan de solidarité, mais aussi des réactions hostiles, dont des menaces de mort. Le parquet allemand a ouvert une enquête sur les actes de Christian Ulmen, alors que des débats sur les lois en cours se multiplient. "J'attends des peines plus sévères", soutient-elle, appelant à une meilleure protection pour tous ceux qui souffrent de violences en ligne.
En parallèle, l'affaire a mis en lumière la nécessité urgente d'une réforme législative en Allemagne, notamment en ce qui concerne les 'deepfakes'. L’actrice évoque également des troubles de stress post-traumatiques rencontrés par d'autres victimes qu'elle a côtoyées et exprime son souhait de rencontrer Gisèle Pelicot pour renforcer leur combat commun contre ces violences invisibles.







