Au Moyen-Orient, la situation est demeurée volatile. Le 18 avril, l'Iran a surpris la communauté internationale en annonçant la fermeture de manière stratégique du détroit d'Ormuz, qui venait tout juste d'être officiellement rouvert aux navires commerciaux une journée auparavant. Ce revirement soudain crée des inquiétudes majeures pour les acteurs du transport maritime.
Comme rapporté par Le Monde, moins de 24 heures après la réouverture, la télévision d'État iranienne a indiqué : "Le statut du détroit d'Ormuz revient à son état initial. Il reste sous le contrôle strict de nos forces armées". Ce nouveau verrouillage est un coup dur pour les armateurs, plusieurs pétroliers ayant précipité leur passage durant les heures précédentes.
Dans ce contexte de tensions, la marine américaine maintient une présence ostentatoire, continuant de bloquer les ports iraniens, comme le montrent les images diffusées par l'armée des États-Unis. Ce bras de fer, qui semble interminable, pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la région.
Quid du stock d'uranium iranien ?
Les enjeux diplomatiques s'intensifient, notamment après les propos de Donald Trump, qui a récemment clamé que les États-Unis pourraient bientôt parvenir à un accord concernant le stock d'uranium enrichi de l'Iran. "Les États-Unis obtiendront toute la poussière nucléaire, armés des plus grosses pelleteuses que vous puissiez imaginer. On va y aller ensemble avec l'Iran, le chercher, on va le rapporter rapidement aux États-Unis", a-t-il déclaré le 17 avril.
Cependant, cette affirmation a été immédiatement contestée par Téhéran, pour qui la question de l'uranium enrichi est cruciale. Selon des sources telles que CNN, l'Iran pourrait détenir environ 440 kilogrammes d'uranium enrichi à 60 %, bien en deçà du seuil de 90 % nécessaire à la confection d'une arme nucléaire. Alors que des négociations pourraient reprendre prochainement, les États-Unis n'ont pas confirmé cette perspective, laissant présager une poursuite des tensions.







