C'est avec une attention soutenue que Nicolas Tenzer, politologue et enseignant à Sciences Po, a été accueilli au micro de "8h30 franceinfo" le samedi 9 mai 2026. Dans un contexte international tendu, il a évoqué les récentes avancées, notamment un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie.
Cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie
Ce vendredi, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu temporaire, accompagné de la restitution de 1 000 prisonniers des deux camps. Pour Tenzer, cette initiative s'inscrit dans le cadre de la "parade révisionniste" de Vladimir Poutine, qui doit avoir lieu le 9 mai. Il commente : "Poutine tente de présenter cette date comme un symbole de lutte contre un ennemi commun, à savoir les nazis, pour renforcer son discours nationaliste." Tenzer souligne que Donald Trump, de par sa position, pourrait bien "sauver" cette parade militaire.
Cependant, selon lui, ce cessez-le-feu n'est pas un signe d'espoir durable. "Ce qui est clair, c'est que le président Poutine n'est pas en faveur d'une pacification à long terme et penche plutôt vers une intensification du conflit", affirme-t-il, tout en rappelant les souffrances endurées par les civils ukrainiens. La fermeté de la position ukrainienne sur la défense de ses territoires est également à noter.
La diplomatie de Donald Trump
Alors que Trump s'implique dans ce dossier, il a également des responsabilités dans d'autres conflits, notamment celui en Iran. À cet égard, Tenzer critique la capacité de Trump à établir un dialogue constructif. Il déclare : "La stratégie est loin d'être optimale, car elle ne vise pas à créer des ponts entre les parties." En revanche, la situation au Moyen-Orient, selon lui, révèle une dynamique différente, avec l'Iran qui cherche à renforcer sa position face aux tensions engendrées par l'administration Trump.
Tenzer se montre critique quant à l'approche actuelle, estimant que la gestion de Trump aboutit à un "largement échec stratégique, sans toutefois atteindre une défaite totale". Djavad Zarif, ancien ministre des affaires étrangères iranien, a aussi modéré cette tension en soulignant les implications mondiales des décisions américaines.







