Un informaticien résident à Nice a été arrêté et présenté à la justice le 12 juin dernier, soupçonné d'être l'animateur du site CFake, tristement célèbre pour la diffusion de deepfakes sexuels attirant près de 4 millions de vues chaque mois.
Selon le parquet de Paris, cet individu, né en 1979 et sans antécédents judiciaires, a été interpellé à son domicile mercredi dernier. Le site CFake, fondé en 2007, hébergeait environ 300 000 images et 7 000 vidéos, ajoutant près de 50 contenus par jour, en menaçant la vie privée d'environ 14 000 victimes à travers le monde.
Des utilisateurs malveillants ont créé pas moins de 200 000 comptes pour accéder aux contenus, avec un impact choquant sur de nombreuses personnes. La révélation de cette affaire a suscité un tollé, et des experts exhortent à une action plus stricte contre ces pratiques illégales. Selon Claire Dubois, spécialiste en cybercriminalité, la régulation des deepfakes est essentielle pour protéger les droits des individus sur Internet. « Ces plateformes exploitent des personnes sans leur consentement, ce qui est inacceptable », a-t-elle déclaré lors d'un entretien.
Sous l’impact de cette affaire, l’Europe envisage de renforcer ses initiatives pour interdire les IA conçues pour créer de tels contenus, comme l’a rapporté RTL.fr dans un récent article sur la question. L’enquête continue pour déterminer l’étendue des actions criminelles liées au site, tandis que d'autres victimes de deepfakes commencent à faire entendre leur voix.
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