Invité par RTL, Robert Malley, ancien artisan de l’accord nucléaire iranien de 2015, a mis en avant la nature complexe et tendue des conversations à venir entre les États-Unis et l’Iran.
Suite à la signature récente d'un protocole d'accord, ces deux nations s'engagent dans des négociations déjà entachées par des conflits, notamment consécutifs aux frappes américaines et israéliennes menées depuis le 28 février. La question cruciale demeure la centralité du programme nucléaire iranien, sujet délicat et controversé.
Alors que des pourparlers se poursuivent en Suisse, Washington annonce que Téhéran accepterait de rouvrir ses sites aux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Cependant, Téhéran conteste ces informations et refuse les inspections suite aux attaques.
Lors de son intervention, Malley, qui a été le principal négociateur de l'accord sur le nucléaire sous Barack Obama, a souligné que le rapprochement entre Washington et Téhéran sera long et périlleux, avec des perspectives de conflits fréquents au cours des négociations. "Tout va être difficile et ça ne se fera pas en 60 jours", a-t-il averti, en faisant référence aux divergences qui peuvent ralentir les pourparlers. "Chaque étape sera une crise jusqu'à l'accord final", a-t-il précisé.
Des négociations étapes par étapes
L’ancien conseiller aux affaires étrangères a également parlé d'une progression par étapes, évoquant que la première pourrait consister à permettre le retour des inspecteurs, contre un geste de Washington concernant des fonds iraniens gelés. Cette approche pourrait inclure un principe de "troc", ce qui impliquerait des accords modestes conduisant éventuellement à un accord final, comme le rapportent plusieurs analystes de la situation, dont ceux de Le Monde.







