Le président américain Donald Trump a récemment annoncé la création d'un "Conseil de paix" qui aura pour ambition de "promouvoir la stabilité" mondiale. Les États souhaitant obtenir un siège permanent dans cette instance devront payer une somme faramineuse de plus d'un milliard de dollars. Cette initiative a suscité de vives réactions sur la scène internationale, comme l'indique l'agence AFP.
À l'origine, le Conseil devait superviser la reconstruction de Gaza, mais son mandat a été élargi pour inclure la résolution des conflits armés dans le monde entier. "La paix a un prix", semble affirmer la charte, selon laquelle le Conseil se veut une alternative aux organisations existantes, en particulier aux Nations unies, souvent critiquées pour leur inefficacité.
Une critique ouverte des Nations unies
La charte de huit pages qui accompagne cette annonce dénonce les institutions établies, affirmant qu'elles ont trop souvent échoué à leur mission. "Il est temps de s'éloigner de ces méthodes et d'apporter une structure de paix plus agile", souligne le document. Trump, historiquement critique envers les Nations unies, a qualifié l'organisation de "loin de réaliser son potentiel" lors de ses discours lors de l'Assemblée générale.
Une concentration inédite de pouvoir
D'après les détails du projet, le président américain aura un contrôle démocratique sur le Conseil, lui permettant d'inviter d'autres chefs d'État, mais aussi de révoquer leur participation, à moins qu'il n'y ait un veto de deux tiers des membres. Chaque mandat est de trois ans, renouvelable à la discrétion du président, ce qui soulève des questions sur la véritable indépendance de l'organisation.
Réactions internationales
La France a récemment rappelé son "attachement à la Charte des Nations unies", soulignant l'importance du multilatéralisme dans un monde complexe. D'autres pays, comme la Russie et l'Argentine, ont également été invités à rejoindre ce Conseil. Le Kremlin a confirmé que Vladimir Poutine a reçu une invitation via des canaux diplomatiques, et d'autres dirigeants pro-Trump, comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban, ont également été sollicités.
Pour de nombreux experts, un tel projet pourrait créer des tensions géopolitiques, mettant en lumière un schisme entre les nations favorisant la coopération multilatérale et celles emboîtant le pas à une vision plus isolationniste et financière. Dans ce cadre, certains analystes de la politique internationale craignent une jouissance disproportionnée du pouvoir par les États les plus riches.







