Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a exprimé ce samedi son espoir de voir les discussions avec les États-Unis se poursuivre prochainement. Il a cependant rappelé les lignes rouges de l'Iran et mis en garde contre toute forme d'attaque américaine.
Le président américain, Donald Trump, a de son côté salué le déroulement des pourparlers qui se sont tenus vendredi à Oman, décrivant les discussions comme « très bonnes » et annonçant qu'elles reprendraient en début de semaine prochaine.
Une atmosphère de coopération mais des tensions latentes
Tout en ayant salué ces échanges, Trump a intensifié la pression sur l'Iran en instaurant de nouvelles sanctions et en menaçant d'imposer des droits de douane supplémentaires aux pays continuant de commercer avec Téhéran. Malgré cela, Araghchi a qualifié l'atmosphère des discussions de « très positive » et a évoqué un « bon départ » vers une nouvelle session de négociations.
Établir la confiance, un défi difficile
Le chef de la diplomatie iranienne a cependant souligné qu'il restait un long chemin à parcourir pour établir la confiance entre les deux pays. Araghchi a réaffirmé que l'enrichissement nucléaire était un droit inaliénable et qu'il se poursuivrait, tout en indiquant que l'Iran était ouvert à un accord qui rassurerait les États-Unis sur cette question. Il a également affirmé que la question des missiles ne pourrait jamais être négociée, la défense étant un enjeu fondamental pour l'Iran.
Des menaces claires en cas d'attaque
Abbas Araghchi a également mise en garde, en déclarant que son pays viserait les bases américaines dans la région si jamais Washington tentait de l'attaquer. « Il n'est pas possible d'attaquer le sol américain, mais nous frapperons leurs bases dans la région », a-t-il déclaré lors d'une interview avec la chaîne qatarie Al Jazeera.
Ces pourparlers sont les premiers depuis les frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens survenues en juin, dans le cadre d'un conflit plus large déclenché par une attaque d'Israël contre l'Iran. Alors que les tensions demeurent vives, notamment en raison de l'arsenal militaire déployé par les États-Unis dans le Golfe, ces discussions pourraient ouvrir la voie à une désescalade, bien que les défis à surmonter restent importants.







