A l'occasion d'un sommet mondial consacré à l'intelligence artificielle à New Delhi, Emmanuel Macron a exprimé son souhait d'établir un dialogue avec Donald Trump pour aborder les enjeux liés à la sécurité des mineurs sur Internet. Ce jeudi, le président français a insisté sur l'importance de protéger les plus jeunes des contenus inappropriés en ligne.
« Convaincre nécessite des arguments solide », a déclaré Macron, reconnaissant que Trump se montre souvent favorable à une approche de la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Le chef de l'État français a souligné qu'il aimerait discuter de cette problématique avec son homologue, affirmant que « c'est aux gouvernements de prendre leurs responsabilités » face à ces enjeux.
Des exemples de mesures similaires sont déjà en place dans d'autres pays. En Australie, par exemple, des décisions ont été prises en décembre pour ordonner la suppression des comptes de mineurs sur des plateformes comme TikTok et YouTube.
Parallèlement, les députés français ont voté des lois visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les adolescents de moins de 15 ans. L'Inde, à son tour, a annoncé des projets similaires pour protéger les jeunes des dangers en ligne. A l'inverse, le gouvernement américain refuse de réglementer, craignant pour la liberté d'expression.
« Il n’y a pas un parent qui ne soit pas inquiet pour ses enfants face à la pression exercée sur eux », a plaidé Emmanuel Macron, qui espère que Trump sera sensible à cette réalité sous l'influence de l'opinion publique américaine.
Une IA « plus saine »
Macron a également exprimé sa volonté d'établir un dialogue avec les entreprises technologiques pour qu'elles mettent en œuvre des dispositifs de vérification d'âge qui respectent les lois existantes. De plus, il a mis en avant l'idée d'une intelligence artificielle « plus saine », qui contribuerait à la sécurité des enfants et à la préservation des valeurs démocratiques, en proposant notamment un marquage des contenus générés par des IA.
À ce propos, il a annoncé une initiative commune entre la France et l'Inde lors du prochain sommet du G7, prévue pour juin, afin de promouvoir des normes éthiques pour l'IA. En écho à la réglementation en Corée du Sud, qui impose la transparence sur l'utilisation de l'IA, des préoccupations similaires émergent aussi aux États-Unis où certains experts, comme le vice-président JD Vance, mettent en garde contre toute approche perçue comme restrictive.







