Ce lundi, Gisèle Pelicot, une voix influente dans la lutte contre les violences faites aux femmes, a été reçue par la reine Camilla à Clarence House, la résidence londonienne de Sa Majesté. Ce moment a été annoncé par le palais de Buckingham dans un bref communiqué, marquant l'importance de cette rencontre.
Un entretien empreint d’émotion
Au cours de leur conversation d'environ trente minutes, la reine a partagé son admiration pour le récit poignant de Pelicot, qui a captivé son attention au point de la laisser « sans voix ». Gisèle Pelicot, dans son livre « Et la joie de vivre », expose les horreurs qu'elle a vécues, de l'emprise de son ex-mari à la bataille juridique qui a suivi, et dépeint son parcours vers la résilience. L'agence britannique PA rapporte que Camilla a déclaré avoir été profondément choquée par les histoires de survie, même après avoir rencontré de nombreuses victimes auparavant.
« J’ai été choquée », confie Camilla, qui avait elle-même vécu une agression dans sa jeunesse.
Pelicot, de son côté, a mentionné que le soutien public qu'elle a reçu a joué un rôle clé dans sa guérison, lui conférant une « force incroyable » pour surmonter cette épreuve.
Un symbole de courage salué
La publication des mémoires de Gisèle Pelicot représente une étape marquante dans sa vie d’activiste. Vendredi, lors d'un événement au Royal Festival Hall de Londres, des extraits de son livre ont été présentés par des actrices renommées telles que Kate Winslet et Kristin Scott Thomas. Après la condamnation de son ex-mari à vingt ans de prison pour des viols en réunion, la reine lui avait adressé une lettre louant son « courage » et sa « dignité », ce qui a profondément touché Pelicot.
« Je suis bouleversée par cette reconnaissance », a-t-elle exprimé, soulignant l’impact du soutien royal sur son cheminement personnel.
Le livre de Gisèle Pelicot, « Et la joie de vivre », disponible en 22 langues, est une source d'inspiration non seulement en France, mais à l’échelle mondiale, défiant le silence imposé autour des violences sexuelles. En anglais, il est intitulé « A hymn to life, Shame has to change sides ».







