Dans le cadre des élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas, ancien président de l'Olympique Lyonnais (OL), a été vivement contesté lors d'un débat organisé mardi 24 février. Accusé de laxisme concernant la gestion des groupes violents de supporters, il a réfuté ces allégations qu'il qualifie d'"absolument absurdes".
La question de son rapport avec les groupes d'ultra-droite a dominé les échanges. À moins de trois semaines des municipales, Aulas, qui bénéficie d'une grande popularité après avoir dirigé le club pendant 36 ans, était particulièrement en difficulté face à ses détracteurs.
Au cours de cette discussion de plus d'une heure, il s'est présenté comme le "candidat de la société civile", se distanciant des rivalités politiques. Toutefois, son bilan concernant les groupuscules violents présents dans le public du Groupama Stadium a été largement remis en question. "Il s'agit d'un stade avec 60 000 spectateurs. Chaque fois qu'il y a eu des comportements répréhensibles, les individus responsables ont été traduits en justice. Il n'y a jamais eu aucun laxisme durant ma présidence. Nous avons toujours fait le ménage, et il est essentiel d'avoir vécu ces événements au quotidien", a-t-il déclaré, tentant de se défendre dans un climat déjà tendu, exacerbé par la récente mort d'un militant nationaliste à Lyon.
Des critiques directes lui ont été adressées par l'insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi, qui a rappelé que l'ancien président avait serré la main aux Mezza, un groupe de hooligans d’extrême droite. Cette équipe de supporters a été impliquée dans plusieurs incidents violents, y compris des cris racistes et des saluts nazis lors d'un match à Marseille en 2023, qui avait conduit à l'annulation de la rencontre.
Ces échanges révèlent les tensions qui s'installent à l'approche des élections municipales, et montrent comment la gestion des supporters pourrait influencer le paysage politique lyonnais. Avec des enjeux aussi cruciaux en jeu, Aulas devra prouver sa capacité à naviguer entre sa popularité passée et la responsabilité qu’il porte aujourd’hui en matière de sécurité publique et d'intégrité citoyenne.







